Conseil municipal du 30 juin : des questions sans réponse
A l’ordre du jour figurait un sujet important : la présentation des chiffres réels 2008, le ‘compte administratif 2008′ en langage administratif.
A l’appui de cela : un épais document ( 231 pages, remis 5 jours avant le Conseil ) et une note synthétique de 7 pages.
J’ai rappelé notre désaccord quant à l’utilisation de l’excédent 2008 ( plus de 5 millions d’euros), qui a servi à autofinancer le budget investissement.
Cet excédent aurait pu permettre d’annuler les 2 hausses d’impôts décidées en 2008 et cette année. Le financement de l’investissement pouvait se faire par le recours à l’emprunt, étalant la charge sur plusieurs années, comme le sera l’utilisation effective de ces installations.
Notre surprise a été de constater que les documents proposés ne permettaient aucun pilotage économique efficace, comme attendu pour le suivi d’un budget d’un tel montant ( 40 millions € ). Effectivement, aucune donnée comparative (ou si peu) avec 2007, aucune analyse par secteur d’activité, aucune indication des faits marquants de l’année 2008.
L’essentiel de l’analyse portait sur la comparaison des chiffres réels 2008 avec ceux prévus, ce qui présente peu d’intérêt (les chiffres sont fixés de façon large pour garantir un budget de fonctionnement en équilibre et ces chiffres avaient été revus en cours d’exercice).
Grâce à des expertises internes et malgré le court délai donné, nous avons procédé aux analyses de base permettant d’évaluer en partie la qualité de la gestion de l’argent des contribuables.
Avant d’intervenir, j’ai donc distribué à tous les conseillers municipaux et au public présent un tableau ventilant les dépenses par destination (Fonctionnement général, Sports, Education, etc) de 2006 à 2008, pour permettre à chacun d’accéder aux données étayant mon intervention.
J’ai notamment pointé du doigt la forte évolution des dépenses liées au fonctionnement général de la mairie :
2006 : 8 124 000 € ( 22% des dépenses ) ;
2007 : 8 750 000 € ( 24% des dépenses ), en hausse de 8% par rapport à 2006 ;
2008 : 9 705 000 € ( 26% des dépenses ), en hausse de 11% par rapport à 2007.
J’ai demandé le pourquoi de cette évolution et le détail des dépenses (frais de personnel et charges générales) liées au cabinet du Maire et au service communication.
J’ai rappelé également les dispositions réglementaires fixant le nombre maximum de collaborateur du cabinet du Maire pour une ville comme La Garenne Colombes : 2. Ces dispositions ne semblent pas être respectées.
Personne n’a pu me répondre ou n’était capable de me donner le moindre début de réponse…
Peut être d’ici au prochain Conseil municipal prévu le 23 juillet ?
Christophe Conway
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Ecrit par Christophe C. le 2 juillet 2009 Classé dans Actu LGC, Conseil Municipal | 2 Comments »
Le nouveau collège de La Garenne-Colombes ne s’appellera PAS le collège Kleber Haedens!
C’est désormais officiel, puisque Philippe Juvin a annoncé aujourd’hui 19 juin, en séance publique du Conseil Général, que la Mairie de La Garenne-Colombes avait demandé le retrait de ce nom contesté.
Ecrivain d’extrême-droite, rédacteur à Je Suis Partout et à l’Action Française pendant les heures les plus sombres de notre histoire, Kleber Haedens ne présentait pas les qualités nécessaires pour que la ville et l’Éducation nationale lui fassent cet honneur.
Plus grave, donner ce nom-là à un établissement scolaire constituait un danger : celui de rendre hommage à une idéologie dont on connaît les dérives et les ravages et de porter atteinte au devoir de mémoire collectif qui doit toujours être le nôtre.
Mais c’est du passé, l’affaire est close et entendue.
Le collège ouvrira donc le 3 septembre sous le nom officiel donné par l’Education nationale :
Collège de La Garenne-Colombes N°2.
Il portera ce nom administratif jusqu’au premier conseil d’administration de l’établissement qui devrait se tenir en octobre.
A ce moment là, sera proposé par le Conseil Général le nom de
Collège des Champs-Philippe.
Nom qui pourrait être accepté par le conseil d’administration du collège et entériné par la suite par le Conseil Général des Hauts de Seine, selon l’ordre normal des choses.
L’histoire du combat que nous avons été très nombreux à mener, ici et ailleurs, est une belle histoire.
Nous avons réussi parce que nous avions raison, mais pas seulement.
Nous avons réussi parce que nous nous battions pour des convictions profondes et sans parti pris partisan.
Nous avons réussi aussi parce que nous n’avons pas cherché à imposer un autre nom.
La proposition de “Collège des Champs-Philippe” est une bonne solution pour tout le monde. C’est faire le pendant avec le collège du quartier des Vallées, c’est aussi valoriser un quartier en plein développement.
Ne pensons plus ce week-end qu’à la Fête de la Garenne-Colombes et, pour ceux qui le peuvent, allez visiter le nouveau collège samedi matin.
Enfants de La Garenne-Colombes, vous allez avoir un très beau collège !
Enfin, bienvenue à la nouvelle équipe, enseignants et personnels administratifs.
Et avant de penser à la rentrée 2009, d’abord bonnes vacances à tous !
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Ecrit par Redaction MoDem LGC le 19 juin 2009 Classé dans Actu 92/IDF, Actu LGC, Communiqués de presse, Démocratie locale, Kleber Haedens, Le MODEM à LGC | 21 Comments »
Médiathèque : et maintenant ?
Nous venons d’apprendre que, le 7 mai dernier, le Tribunal Administratif de Versailles a jugé illégal le permis de construire de la médiathèque en cours de construction à l’angle de la rue de Châteaudun et de la rue Hérold. Cette décision est motivée notamment par le fait qu’il n’était pas prévu de place de stationnement en sous-sol pour cet équipement public, alors qu’il s’agit d’une obligation du Plan Local d’Urbanisme.Ce jugement met en lumière les manquements d’un projet d’urbanisme bâclé.
Dès la campagne des élections municipales en 2007, le MoDem garennois avait dénoncé l’absence de réflexion qui avait conduit la majorité municipale à élaborer un projet hybride (à la fois bibliothèque, auditorium et lieu d’exposition), sans avoir réalisé au préalable une quelconque étude des besoins de la ville en matière culturelle. Ce futur équipement est en outre mal localisé, à l’écart des grands axes de circulation et des transports en commun, dans un quartier essentiellement pavillonnaire.
Il s’avère également que dans ce litige qui l’oppose à des riverains du chantier, la municipalité de la Garenne-Colombes s’est conduite avec une totale absence d’éthique et une inquiétante désinvolture vis-à-vis des contraintes légales.
- La mairie n’a pas hésité à contrevenir au Plan Local d’Urbanisme, c’est-à-dire aux règles d’urbanisme qu’elle a elle-même rédigées (et qui s’imposent aux autres promoteurs!),
- A l’égard de plaignants âgés, dont le seul souhait était de protéger la valeur de leur bien, elle n’a pas hésité à user de menaces d’expropriation, puis à jeter le discrédit sur leurs motivations en les accusant publiquement de chantage lors d’un conseil municipal le 10 février dernier.
- Lorsque le Tribunal Administratif de Versailles a ordonné, le 2 février dernier, la suspension immédiate des travaux en raison de doutes sérieux pesant sur la légalité du permis de construire, la mairie s’est autorisée à continuer le chantier, prétextant d’abord des impératifs de ‘mise en sécurité’, puis s’abritant derrière le dépôt d’un permis de construire modificatif délivré à la hâte, qui ne purgeait en rien le premier permis de construire de ses vices, puisqu’il prévoyait des places de stationnement… en surface.
Malgré les mises en garde répétées de Christophe Conway, conseiller municipal MoDem, qui, dès le 10 février dernier, avait tenu à se désolidariser des décisions prises par la majorité municipale dans cette affaire en soulignant les risques pénaux encourus par la ville, le chantier de la médiathèque s’est poursuivi en toute illégalité pendant plus de trois mois.
L’obstination de la mairie et sa fuite en avant conduisent aujourd’hui ce projet dans une impasse, et risquent de grever lourdement les finances de la commune. La ville se retrouve avec un terrain bétonné à l’avenir compliqué, après avoir engagé plus de 4 M€ et provoqué la fermeture d’un restaurant typique.
Le MoDem garennois souhaite que le dossier de la médiathèque puisse dorénavant être géré dans la plus totale transparence, ainsi que dans le respect du droit et de l’éthique, afin de trouver la meilleure réponse possible. Malheureusement, le lancement d’une nouvelle procédure de modification du Plan Local d’Urbanisme, quelques semaines après l’adoption de ce dernier, ne semble pas aller dans ce sens : plutôt que d’appliquer la loi, la municipalité semble déterminée à la changer pour contourner une décision de justice qui ne lui est pas favorable !
Au-delà de ce bricolage judiciaire, une véritable solution ne saurait être envisagée que dans le cadre d’une réflexion plus globale sur l’offre et la demande en matière culturelle. Elle devra notamment prendre en compte la vétusté de l’actuel Foyer des Arts et Loisirs, dont les locaux ne sont plus adaptés aux besoins des nombreuses activités et associations qu’il abrite : Conservatoire de Musique, danse, théâtre… Nous souhaitons également que cette réflexion puisse s’inscrire dans une approche intercommunale, qui permette de mutualiser les services rendus et les coûts.
Enfin, le Modem demande la création d’une commission plurielle chargée d’étudier toutes les situations de désaccord liées aux projets d’urbanisme, afin de proposer une compensation équitable, évaluée sur la base de critères objectifs, à toutes les personnes lésées par un projet d’aménagement de la ville.
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Ecrit par Redaction MoDem LGC le 22 mai 2009 Classé dans Actions des Militants, Actu LGC, Communiqués de presse, Conseil Municipal, Démocratie locale, Mediatheque, Parking et stationnement, Vu sur le Web | 3 Comments »
Européennes : le programme du MoDem
Depuis quelque temps, le Mouvement Démocrate subit beaucoup d’attaques de la part de ses adversaires politiques. « Ils n’ont même pas de programme! » est l’une d’entre elles. Pourquoi cet acharnement, alors que nos militants ont passé de longs mois à élaborer ce projet politique, que huit conventions nationales se chargent maintenant de diffuser dans toute la France ? La vérité est toute simple : nous dérangeons, nous dérangeons beaucoup. Parce que le projet de société que nous proposons fait bouger les clivages politiques traditionnels. Parce qu’il est audacieux. Novateur.
Le temps est venu d’en juger vous-mêmes :
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Ecrit par Redaction MoDem LGC le 22 mai 2009 Classé dans Actu France, Europe | commentez ! »
Intercommunalité, quel projet pour La Garenne-Colombes ?
Avec le « Grand Paris », la fusion des communautés d’agglomération d’Arc de Seine et Val de Seine, le lancement de projet d’alliances de communes dans les Hauts de Seine, en Seine Saint Denis…, ces derniers mois, les projets d’intercommunalité se multiplient en Île de France. Qu’en est-il pour La Garenne ?
La reforme des Collectivités Territoriales est au cœur de l’actualité ces derniers temps : rapports commandés par le chef de l’Etat auprès d’Edouard Balladur, remise des premières conclusions sur le projet du « Grand Paris »… Mais qu’en est-il des Intercommunalités, ce nouvel échelon de Collectivités en plein développement ces dernières années et voué à supplanter à terme nos villes et nos cantons ? Elles ne sont pas en reste et sont même en plein boom aux 4 coins de notre région. Pour preuve :
- Le 3 octobre 2008, première réunion pour lancer le projet d’intercommunalité dans la Boucle Nord des Hauts de Seine autours des villes d’Asnières-sur-Seine, Bois-Colombes, Clichy-la-Garenne, Colombes, Gennevilliers, Saint-Ouen, Villeneuve-la-Garenne. Actuellement les Conseils municipaux délibèrent sur le projet qui réunirait à terme 340000 habitants sur 7 communes.
- Le 2 février 2009, les communautés d’agglomération d’Arc de Seine et de Val Seine, réunissant les villes de Boulogne-Billancourt, Issy-les-Moulineaux, Meudon, Vanves, Sèvres, Chaville et Ville-d’Avray, décident de s’unir pour former la première intercommunalité des Hauts de Seine avec près de 300000 habitants et 20000 entreprises.
- Le 7 avril 2009, 9 villes de Seine-Saint-Denis (Bagnolet, Bondy, Les Lilas, Le Pré-Saint-Gervais, Montreuil, Noisy-le-Sec, Pantin et Romainville) ont annoncé leur volonté de former « la plus grande intercommunalité d’Ile-de-France » avec près de 400000 habitants pour faire face notamment à la puissante Communauté de Plaine Commune (Aubervilliers, Epinay-sur-Seine, L’Ile-Saint-Denis, La Courneuve, Pierrefitte-sur-Seine, Saint-Denis, Stains, Villetaneuse) dans le même département.
La norme de ces communautés d’agglomération en Petite couronne parisienne tourne donc autour d’une petite dizaine de villes réunissant entre 300 et 400 mille habitants.
Et notre ville dans tout ça, avec ses 27 000 habitants et son 1,78km² de superficie, reste-t-elle en dehors de tous ces projets qui nous entourent ?
Philippe Juvin ne s’est jamais caché de ses réserves sur une intercommunalité remettant en cause selon lui « l’autonomie de fonctionnement » de La Garenne-Colombes (JO n°63, pages 25-26, http://file.modem-lgc.com/jo/la-garenne-colombes-63.pdf ). Il a d’ailleurs refusé, sur invitation de Philippe Sarre, maire de Colombes, que La Garenne-Colombes participe à la réunion préliminaire de l’Intercommunalité Boucle Nord. Néanmoins, les retenues de Philippe Juvin semblent s’être estompées puisque d’après le Moniteur « le 6 mai dernier, les maires de Courbevoie, La Garennes-Colombes, Nanterre, Puteaux, Rueil-Malmaison et Suresnes se sont rencontrés pour réfléchir ensemble sur l’avenir de leur territoire. » (http://www.lemoniteur.fr/P_article.php?id=606974&utm_source=NewsLetter&utm_medium=e-mail&utm_campaign=Quotidienne).
Cette initiative va dans le bon sens. Depuis la campagne des Municipales, le MoDem garennois demandait à étudier des projets d’intercommunalité dans lequel La Garenne-Colombes pourrait s’insérer. Une intercommunalité forte et puissante permettrait d’apporter aux Garennois de nouveaux services, de repartir les coûts de construction et de fonctionnement d’équipements municipaux (médiathèque, piscine, cinéma, projets sur lesquels La Garenne s’engage seule actuellement), d’améliorer l’attractivité de La Garenne pour les entreprises en harmonisant les taux de taxes professionnelles…
Mais une intercommunalité ne doit pas être construite à la légère et surtout pas avec une approche partisane ; c’est un engagement fort et sur le long terme.
Le fait de choisir d’appartenir à une intercommunalité plutôt qu’à une autre n’est en effet pas neutre : La Garenne se trouve à la frontière entre ces 2 intercommunalités, Courbevoie / Nanterre (privilégiant plutôt l’axe La Défense) et Colombes / Bois-Colombes (privilégiant plutôt un développement urbanistique plus classique)
Le sujet est tellement important pour l’avenir de notre ville que les Garennois doivent aussi être consultés et impliqués. La transparence est requise et il serait bon de travailler ce point en commission municipale et d’appeler les Garennois à se prononcer sur ce dossier.
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Ecrit par Sebastien B. le 20 mai 2009 Classé dans Actu 92/IDF, Actu LGC, Conseil Municipal, Démocratie locale | 1 Comment »
Devise surprise !
Depuis lundi, l’hôtel de Ville de La Garenne se conforme enfin à la tradition républicaine en arborant la devise « liberté, égalité, fraternité ». Pas de changement par contre en ce qui concerne le nouveau collège des Champs-Philippe, qui pourrait donc ouvrir à la rentrée sous le nom du très antirépublicain Kleber Haedens, malgré l’opposition croissante des parents d’élèves et des enseignants.
Notre mairie ne se singularise donc plus par son absence de devise, dont l’inscription, maintes fois demandée en Conseil municipal (par la gauche, ainsi que par Christophe Conway, MoDem), semblait éternellement renvoyée aux calendes grecques.
18 mai 2009, la République honorée en catimini
S’il convient de remercier Philippe Juvin pour ce geste symbolique, nous regrettons toutefois que cette initiative n’ait pas été davantage mise en valeur. En inscrivant la devise républicaine au fronton de l’hôtel de ville, il ne s’agissait pas seulement de réparer une fâcheuse omission, mais d’affirmer les valeurs fondamentales qui cimentent notre société.
Sans doute est-ce chose délicate que d’organiser un événement en cette période préélectorale, où les initiatives de communication d’un maire candidat sont susceptibles d’être assimilées à sa campagne personnelle. Nous espérons toutefois qu’une véritable cérémonie puisse avoir lieu dans les semaines à venir.
Il y a tant, en effet, à dire et à réfléchir autour de cette devise dont on oublie parfois le sens. Ainsi, en juillet 2008, la nouvelle municipalité de Ballan-Miré (37) avait décidé de donner un relief particulier au dévoilement de la devise sur le fronton de son Hôtel de Ville, qui n’avait pas été apposée lors de la construction du bâtiment, dix-sept ans auparavant.
«A travers ce geste, nous voulons d’abord rendre hommage à une tradition et à des combats politiques, ceux des révolutionnaires et des pères de la République, mais aussi ceux de la Résistance et de la France Libre», devait déclarer le maire, Laurent Baumel, qui précisait sa pensée quelques instants plus tard :
«Nous nous souvenons aussi du général de Gaulle proclamant, le 14 juillet 1940 : ‘cette date est le jour d’une promesse que doivent se faire tous les Français de résister à l’ennemi afin que la France, la vraie France, puisse être présente à la victoire’.
« En inscrivant aujourd’hui la devise de la République sur le fronton de la mairie, nous nous souvenons que le régime de Vichy en son temps lui en substitua une autre. En faisant ce geste (…), nous disons notre rejet viscéral de ce régime abject, complice de la barbarie nazie, et notre gratitude infinie pour ceux qui ont eu, en effet, le courage de porter, dans cette sombre période, les valeurs de la ‘vraie France’ »
26 novembre 2008 : Kleber Haedens, un hommage en grande pompe
Ce discours, qui a le mérite de mettre en perspective la signification de notre devise au travers des époques et de leurs vicissitudes, interpelle particulièrement les Garennois.
Comment, en effet, peut-on à la fois honorer la République et rendre en grande pompe un vibrant hommage à Kleber Haedens lors d’une ‘cérémonie de pose de la première pierre’ du collège censé porter son nom ? Pour cet écrivain indissociablement lié à l’Action Française, on le sait, la République fut le pire de tous les régimes. Cette opinion, exprimée en 1937 dans l‘Insurgé, ne devait jamais varier, même sous l’Occupation, à un moment où les symboles républicains, devenus tout simplement les symboles de la France, rassemblaient les patriotes, tous bords politiques confondus.
L’antirépublicanisme de Haedens fut tel, qu’il le poussa, paradoxalement, à quitter avec fracas l’association pétainiste Jeune France, au lendemain de ce 14 juillet 1940 évoqué par Laurent Baumel. Motif : cette association, initialement créée pour promouvoir les valeurs culturelles de la Révolution Nationale auprès des jeunes, comptait parmi ses cadres plusieurs sympathisants gaullistes, et avait appelé ses troupes à obéir aux consignes de Radio Londres. Il s’agissait de célébrer la Fête Nationale, premier signe de résistance et de fierté retrouvée. Ce fut trop pour Haedens, qui, dans sa stricte obédience maurrassienne, n’entendit pas rendre hommage à l’héritage révolutionnaire, ne fut-ce que pour s’associer à un sursaut national.
A l’évidence, le parcours d’un Kleber Haedens n’est pas de ceux que l’on peut proposer en modèle à de futurs citoyens. C’est pourquoi nous demandons à Philippe Juvin d’aller jusqu’au bout de sa démarche républicaine, et, dans un deuxième geste symbolique, de retirer ce nom avant même qu’il ne soit apposé sur le fronton du collège des Champs-Philippe.
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Ecrit par Redaction MoDem LGC le 19 mai 2009 Classé dans Actu LGC, Kleber Haedens | 2 Comments »
Humeur : Quand le ministre de l’éducation dérape
Ce matin, sur RTL, j’ai entendu une interview de Xavier Darcos, qui répondait notamment à des questions sur la semaine des quatre jours pour les écoliers.
Inévitablement, la discussion s’est orientée sur la question du mouvement de protestation dans les universités. Et à mon sens, le ministre a dérapé.
D’abord en menaçant les grévistes : « méfiez vous, l’opinion se retourne… il n’y aura pas de licence es grève, de mastère en pétition ou de doctorat en blocage ».
Ensuite, en glissant au passage que les socialistes et le MoDem n’ont pas d’autre programme que de critiquer le Président de la République : le ministre de l’Education Nationale aurait-il des difficultés en lecture ?
Enfin, en détournant grossièrement une question sur un éventuel remaniement (son départ ne pourrait-il pas permettre de calmer le jeu dans les universités ? ), il n’a pas pu s’empêcher de faire ses offres de service : « j’attends que le Président de la République me dise comment je pourrais lui être utile », a t-il déclaré, faisant sans doute allusion aux rumeurs qui font de lui un possible successeur de Rachida Dati.
En bon démocrate, je croyais qu’un ministre devait être utile à son pays avant d’être utile à son Président. C’est navrant, et, cela illustre parfaitement les propos de François Bayrou sur l’égocratie.
http://www.rtl.fr/fiche/4793029/xavier-darcos-pas-de-diplomes-pour-les-bloqueurs-d-universites-en-video.html
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Ecrit par Patrice B.V. le 11 mai 2009 Classé dans Actu France | commentez ! »
Bernard Dargols, porte-drapeau du collectif ‘‘Non à Kleber Haedens’’
Dans ses pages ‘‘coups de cœur”, le numéro 629 du magazine Marianne rend hommage à l’engagement républicain d’un Garennois, Bernard Dargols. A 89 ans, cet ancien GI est l’un des plus farouches opposants au choix du nom de Kleber Haedens pour le collège des Champs-Philippe.
Il a été l’un des tous premiers signataires de la pétition ‘‘Non à Kleber Haedens”, et sa signature fait figure de caution morale pour le Front Républicain.
En 1940, au moment où Kleber Haedens gagnait Lyon pour devenir le secrétaire privé de Charles Maurras et gagner ses galons de rédacteur zélé dans la presse de propagande pétainiste (l’Action Française, Idées, Compagnons) Bernard Dargols, lui, s’engageait dans l’armée américaine. Les hasards de la vie avaient en effet voulu qu’il achève sa formation professionnelle aux Etats-Unis à l’heure de la mobilisation.
Bernard Dargols faisait partie des libérateurs qui ont débarqué à Omaha Beach le 8 juin 1944. Nombre de ses frères d’armes reposent aujourd’hui dans les cimetières militaires normands.
Depuis quelques mois, il a, explique t-il inlassablement, ‘‘repris le combat” : ‘’ Quand j’ai fait le débarquement, je ne me battais pas seulement contre l’occupant allemand. Je me battais aussi pour la République et contre la dictature. Mais quel sens a ce combat, quel sens a le sacrifice de mes camarades si, aujourd’hui, le maire de la ville où j’habite décide de baptiser un collège du nom de Kleber Haedens, un écrivain qui a écrit dans les pires torchons de la presse fasciste et antisémite ?”‘
Pour lire l’article de Marianne ‘’Bernard Dargols, une certaine idée de la République” : le numéro 629 est en vente jusqu’au 15 mai.
Et si vous avez été convaincu par le message de l’ancien GI, n’oubliez pas de signer la pétition du Front Républicain :
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Ecrit par Redaction MoDem LGC le 10 mai 2009 Classé dans Actu 92/IDF, Kleber Haedens | commentez ! »
Philippe Juvin et la polémique : un air de déjà vu
A travers l’article écrit par Philippe Juvin et consacré à la loi Bachelot et particulièrement à la prise de position de François Bayrou sur ce sujet, nous voyons transparaître certains traits, devenus familiers, de son auteur.
Nous avons été particulièrement frappés par la similitude qui existe entre son comportement ici et celui adopté dans l’affaire Kleber Haedens ( KH ) :
Un opposant ne peut tenir que des « propos absurdes » (dans l’affaire KH, nos propos étaient soi-disant « sots »). Sous entendu : Philippe Juvin a raison !
Puisque les propos de l’opposant sont « absurdes » (ou « sots »), cela démontre que François Bayrou « n’a pas du tout compris les objectifs de la loi Bachelot mais surtout qu’il ignore tout de l’hôpital (dans l’affaire KH, nous n’avions rien lu de cet auteur). Sous entendu : Philippe Juvin sait tout, les autres, rien !
Conclusion ‘logique’ de Philippe Juvin : cela ne peut être que de la basse manœuvre politicienne. « Que François Bayrou cesse de jouer au coucou en se greffant sur tous les mouvements de protestation » (dans l’affaire KH, « une affaire politicienne, une polémiquette »). Sous entendu : Philippe Juvin ne s’abaisse pas à de tels comportements.
En fait, encore une fois, Philippe Juvin pratique ce qu’il prétend dénoncer : une polémique mensongère et manipulatrice
- François Bayrou, dans son intervention sur la loi Bachelot, était entouré de professionnels de santé. Philippe Juvin, lui, pendant ce temps cherchait désespérément des signataires pour un contre appel, comme le relate Le Canard Enchaîné http://lagarenne-colombeslebuzz.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/04/29/pour-le-canard-enchaine-l-operation-mediatique-menee-par-le.html
- L’analyse de Philippe Juvin est à la fois extrêmement réductrice et fausse. Il suffit pour s’en convaincre de consulter l’article en ligne sur le site du MoDem national http://www.mouvementdemocrate.fr/actualites/bayrou-reaction-loi-hpst-bachelot-230409.html
Là encore, le parallèle avec l’affaire KH est frappant. Philippe Juvin diffusait un tract et dénonçait de soi-disant mensonges et manipulations, par des opposants réduits à des « sots » ou des ignorants.
Alors que les manipulations et les mensonges étaient du côté de Philippe Juvin, comme cela est désormais avéré, avec la mise en lumière de la biographie fouillée de KH.
Les citoyens ont-ils besoin de ce genre de pratique qui fausse les débats et privilégie l’apparence au détriment du fond ?
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Ecrit par Redaction MoDem LGC le 6 mai 2009 Classé dans Actu France, Actu LGC, Kleber Haedens | 3 Comments »
Kleber Haedens : ‘‘intraitables’’, nous serons !
Philippe Juvin présidait dimanche 26 avril une cérémonie du souvenir à l’occasion de la journée nationale de la déportation. Il a souligné qu’il était de notre devoir collectif d’être ‘‘intraitables” vis-à-vis de tout ce qui pourrait permettre une nouvelle forme de Shoah.
Comment cette barbarie a t-elle été possible en France, le pays des Lumières, le berceau de la démocratie, s’est-il interrogé. Comment notre pays a t-il pu laisser se produire cette ignominie, voire collaborer à travers son administration, sa police ? Et si l’impensable s’est produit une fois, pourquoi ne pas imaginer que cela puisse recommencer ?
Il est légitime, et sain, de se poser cette question. Mais il nous semble qu’on puisse lui apporter une réponse autrement plus satisfaisante qu’un simple constat du type ‘l’impensable s’est produit’.
Présenter la Shoah comme une abomination incompréhensible relève de la mystification, voire de l’insulte à l’histoire. La Shoah a été rendue possible par la banalisation d’une idéologie nationaliste xénophobe et violemment antisémite, alimentée par une intelligentsia et largement diffusée par la presse d’extrême-droite.
Cette intelligentsia méprisait les philosophes des Lumières, coupables selon elle d’avoir imaginé les principes décadents de la République et de la démocratie. Elle avait pour maîtres à penser Léon Daudet et Charles Maurras. Elle déversait des torrents de haine dans des périodiques tels que l’Action Française, l’Insurgé ou bien encore Je Suis Partout.
Kleber Haedens, qui vient, selon le vœu très personnel de Philippe Juvin, de donner son nom à notre nouveau collège, faisait partie des intellectuels qui collaboraient à ces périodiques. C’était, à n’en pas douter un choix politique. Haedens a écrit dans l’Action Française à une époque où, pour faire partie de la rédaction, il fallait faire profession de foi d’antisémitisme ; il était d’ailleurs, sous l’occupation, le secrétaire particulier de Charles Maurras. Il était l’un des principaux rédacteurs de l’Insurgé, le journal pro-mussolinien financé par la Cagoule. Il a écrit dans Je Suis Partout à une période où ce dernier « rivalisait de racisme avec les publications nazies », comme le mentionne wikipedia, faisant notamment allusion à deux numéros spéciaux parus en 1938 et 1939 : « Les juifs » et « Les Juifs et la France ».
Kleber Haedens n’a jamais remis en cause ses positions politiques. Comme Drieu La Rochelle, il ne s’est jamais renié. Cela aurait sans doute manqué d’élégance (1). Après-guerre, il fait partie du petit groupe d’irréductibles qui aide Maurras à publier depuis sa prison à travers une nouvelle revue, Aspects de la France. Dans la même revue, on trouvait encore, au début des années 60, des articles sur ‘la question juive’, signés Henri Massis ou Xavier Vallat.
C’est sans doute cette constance qui vaut à Haedens d’être, aujourd’hui encore, un des auteurs de référence de l’Action Française et plus généralement de l’extrême-droite. Laquelle s’est, dans une touchante unanimité, réjouie de l’ ‘‘effort de mémoire” entrepris par Philippe Juvin à son égard.
Mais comment peut-on conjuguer devoir de mémoire (au sens où on l’entend habituellement), et ‘‘effort de mémoire” envers un individu aussi peu intellectuellement fréquentable que Kleber Haedens ?
Il faut, effectivement, être intraitable et extrêmement vigilant vis-à-vis de tout ce qui pourrait favoriser le retour d’idéologies xénophobes et antisémites. La moindre des choses, nous semble t-il, est d’éviter de rendre hommage à un écrivain dont le nom est indissociablement lié à la presse nationaliste et fascisante des heures les plus sombres de notre histoire.
(1) allusion à un extrait de Une Histoire de la Littérature Française, de Kleber Haedens, à propos de Drieu La Rochelle : « pendant l’hiver 1940, il s’engagea dans la politique de collaboration avec l’Allemagne, et lorsqu’il put mesurer l’étendue de son erreur, il eut assez d’élégance pour ne pas se renier».
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Ecrit par Redaction MoDem LGC le 29 avril 2009 Classé dans Actu France, Actu LGC, Kleber Haedens | 4 Comments »
Kleber Haedens : un (gros) mensonge éventé
Contrairement à ce qu’a pu affirmer Philippe Juvin, la romancière Irène Frain n’a jamais fait partie de l’association des amis de Kleber Haedens. Elle s’indigne aujourd’hui de voir son nom « utilisé contre son gré », au risque d’offenser son honneur et ses convictions, comme le révèle le blog citoyen, lagarenne-colombesle buzz.
Rappelez-vous. En novembre dernier, le Front Républicain révélait aux Garennois que l’écrivain qui allait donner son nom au nouveau collège des Champs-Philippe n’était pas seulement «l’esprit libre et anticonformiste », « l’anarchiste de droite » envers qui Philippe Juvin souhaitait faire « un effort de mémoire ».
Les recherches que nous avions menées, notamment à la Bibliothèque Nationale de France, nous avaient conduit à dresser un portrait beaucoup moins flatteur. Ancien secrétaire privé de Charles Maurras, Kleber Haedens a en effet frayé toute sa vie avec les milieux d’extrême-droite, et mis sa plume au service de revues nationalistes, fascisantes, voire franchement antisémites comme Je suis Partout, dans lesquelles il ne faisait pas mystère de son anti républicanisme. Il s’était également fait le chantre de la Révolution Nationale de Philippe Pétain dans des revues de propagande Vichyste telles que Idées ou Compagnons.
Face à ces révélations (pour lesquelles nous avancions pourtant des preuves), Philippe Juvin avait crié à la calomnie, au mensonge, et même au complot politicien.
Il avait en outre tenté de justifier son choix en avançant le nom d’Irène Frain en guise de caution morale. « Dominique Baudis (ex-maire UDF de Toulouse) et Irène Frain (un de nos plus beaux auteurs qui a pris le parti de Ségolène Royal aux présidentielles) dirigent l’association des amis de Kléber Haedens. Baudis et Frain soutiendraient-ils un écrivain vichyste ? » affirmait-il avec aplomb.
La supercherie a fonctionné… jusqu’à dimanche dernier. Irène Frain, découvrant avec stupeur l’usage qui a été fait de son nom et de sa notoriété, écrit qu’elle « n’est en rien associée à cette démarche (…) », et qu’elle n’est « ni présidente ni cotisante de l’association concernée ». Et elle ajoute : « il m’a été extrêmement désagréable de voir mon nom utilisé contre mon gré (…), jeté en pâture à la malveillance, ou objet de rumeurs offensantes pour mon honneur et mes convictions ».
Ceux qui aiment les livres d’Irène Frain comprendront sans peine que les convictions auxquelles elle fait référence ne sont pas vraiment compatibles avec un hommage rendu à un Kleber Haedens, fût-il qualifié de « hussard » de la littérature. Pourquoi ce mensonge grossier, qui engageait effectivement la réputation d’une grande dame ?
Le portrait de Kleber Haedens est malheureusement bien celui que nous avons dressé. Jean-François Kahn, que nous avons rencontré hier à un meeting de campagne du MoDem, l’a résumé avec ce sens de la formule qui le caractérise : « J’ai travaillé quelques années avec lui en tant que journaliste. Il n’était pas dépourvu de talent, mais ce n’était ni un républicain, ni un démocrate ».
Source : http://lagarenne-colombeslebuzz.blogs.courrierinternational.com/
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Ecrit par Redaction MoDem LGC le 8 avril 2009 Classé dans Actu LGC, Kleber Haedens, Vu sur le Web | 3 Comments »
Le F.N au Mont-Valérien : imposture et provocation
Nous avons appris ce matin que le Front National et sa Présidente Marine Le Pen tiendraient meeting dimanche prochain 5 avril à Suresnes, dans un lieu ô combien symbolique : l’esplanade du Mont-Valérien.Le choix de ce lieu chargé de mémoire n’est évidemment pas anodin. Par la force des choses, au travers de l’affaire Kleber Haedens, notre section s’est familiarisée avec le discours de l’extrême-droite. Il nous semble que la venue du F.N au Mont-Valérien s’inscrit dans la droite ligne du discours provocateur et ambigu que tiennent les ’supporters’ frontistes de Kleber Haedens :
•· d’un côté, l’extrême droite qui revendique la reconnaissance de sa participation à la Résistance. Participation incontestable, mais synonyme pour elle de sauvegarde de l’identité nationale, pas de combat pour la République ou la démocratie,
•· d’un autre côté, le discours réducteur de Jean-Marie Le Pen qui relativise les aspects les plus révoltants du fascisme.
Nous sommes démocrates, et à ce titre nous défendons la liberté de se réunir et de s’exprimer.
Mais s’agissant du Front National, le choix d’un tel haut lieu de mémoire pour un meeting marque à coup sûr une nouvelle tentative de l’extrême droite pour réécrire l’histoire et s’inscrire dans un héritage, celui de la Résistance, dont à l’évidence elle ne partage pas les valeurs républicaines.
Nous condamnons fermement cette imposture.
Le bureau du MoDem de La Garenne-Colombes.
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Ecrit par Redaction MoDem LGC le 3 avril 2009 Classé dans Kleber Haedens, Vu sur le Web | commentez ! »
Vote du budget 2009 : crise, vous avez dit crise ?
Imperméable aux sollicitations du MoDem et du PS qui lui demandaient d’infléchir sa politique pour répondre aux attentes nées de la crise, Philippe Juvin a fait adopter hier un budget conforme aux années précédentes : une nouvelle hausse des taxes locales (+ 5% pour les taxes d’habitation et foncière, + 7,5 % pour la taxe professionnelle), vient s’ajouter à une augmentation ininterrompue depuis 2001. La préférence est donnée à l’investissement dont les dépenses prévisionnelles s’envolent : + 60 %. Dans le même temps, le budget prévisionnel du Centre Communal d’Action Sociale est réduit de 42%, à la suite, nous explique t’on, de deux exercices excédentaires successifs du CCAS, en 2007 et 2008.
Christophe Conway, élu MoDem, a voté contre ce budget qu’il juge particulièrement inadapté au contexte. Voici le texte de son intervention :
« Monsieur le Maire, vous proposez -je reprends votre expression- une hausse ‘‘modérée” de la fiscalité locale : + 5 % pour la taxe d’habitation et la taxe foncière, + 7,5 % pour la taxe professionnelle.
Je ne peux qu’exprimer mon désaccord. Vous savez que j’étais hostile à toute hausse des impôts locaux et que j’ai même préconisé, en débat d’orientation budgétaire, de les baisser, en revenant au niveau d’imposition de 2007.
Ce n’était pas une proposition démagogique. Bien au contraire, cette proposition découlait d’un examen attentif du budget de l’année 2008. Année au cours de laquelle, faut-il le rappeler, vous aviez également jugé utile de relever le taux des taxes locales (+ 7 % pour la taxe d’habitation et la taxe foncière, + 7, 4 % pour la taxe professionnelle) pour, soi-disant, financer des services supplémentaires à leur intention. Or, les 500 000 € de recettes supplémentaires prélevées en 2008 dans le portefeuille des Garennois n’ont pas été dépensés : ils ont été reversés en section d’investissement à la fin de l’année dernière.
« Cette année, dites-vous, l’effort supplémentaire demandé aux Garennois doit servir à accompagner l’effort de relance demandé au niveau national, les dépenses d’investissement de notre ville passant brutalement de 10 M€ à 16,5 M€. Ce n’est pas sérieux. A ce niveau là de dépenses, nous ne sommes plus dans l’investissement, nous sommes dans le surinvestissement. Que voulez-vous donc prouver ? La Garenne doit-elle être la première de la classe en matière de participation au plan de relance national ? Cela va t’il vraiment dans le sens du ‘bien commun’ pour les Garennois ?
« Je ne pense pas. Je suis même persuadé du contraire. Vous êtes en train d’essayer de relancer une mécanique destinée à ‘effacer la crise’. Mais la crise n’est pas une parenthèse, elle est le signe que le système antérieur ne fonctionne plus, qu’il a atteint ses limites. Si on refuse de tirer les enseignements de cette crise, si l’on s’obstine à faire en sorte que tout reparte comme avant, on va droit dans le mur. Cela vaut pour l’échelon national comme pour l’échelon local. Nous avons besoin de retrouver une société plus confiante et plus dynamique, certes, mais aussi plus solidaire et plus juste. Vous ne pouvez pas demander aux Garennois des efforts sans cesse plus importants si ces efforts ne sont pas, au moins en partie, consacrés à corriger des déséquilibres sociaux qui ne cessent de s’accentuer. Vous ne pouvez pas augmenter l’investissement de 60 % et, dans le même temps, réduire le budget prévisionnel de l’action sociale de 40 %, ou encore vous obstiner à refuser la mise en place du quotient familial.
« Monsieur le Maire, je réitère les trois demandes que j’avais faites lors du débat d’orientation budgétaire :
- - ramener les taxes locales à leur niveau de 2007,
- - mettre en place le quotient familial pour la restauration familiale et le centre de loisirs,
- - instituer des dégrèvements fiscaux spécifiques pour les personnes en grande difficulté, les familles nombreuses et les personnes en situation de handicap».
Christophe Conway a également voté contre le budget dévolu au Centre Communal d’Action Sociale : 448 000 € contre 780 000 € en 2008. «J’ai bien noté votre explication comptable faisant état d’un excédent de plus de 440 000 € », a t’il expliqué en s’adressant à Philippe Juvin. «Ceci dit, je m’étonne que les dépenses d’action sociale ne soient pas plus élevées. J’ai eu connaissance de situations de Garennois en difficulté, pour lesquelles il n’avait pas été apporté de réponse satisfaisante faute, nous disait-on d’un manque de moyens du CCAS. Il m’aurait donc semblé nécessaire et justifié d’augmenter le montant de ce poste budgétaire, surtout en période de crise ».
Enfin, Christophe Conway s’est étonné de ce que les subventions accordées aux associations agissant dans notre commune au plus près des personnes en grande difficulté (Secours Catholique, Conférence Saint-Vincent-de-Paul) demeurent à un niveau extrêmement bas : respectivement 600 et 1000 €. «Ces associations sont aujourd’hui très sollicitées pour des secours d’urgence ou des colis alimentaires… Ne pensez-vous pas qu’il faudrait augmenter leurs subventions pour les aider à faire face à cette demande croissante ?».
« De manière générale, les associations sont subventionnées à hauteur de leur demande », a doctement répondu Philippe Juvin, avant d’ajouter : « par ailleurs, des associations telles que le secours Catholique disposent de bien d’autres subventionnements ». Ceux qui connaissent la dure réalité du terrain de l’action sociale apprécieront la générosité de la réponse.
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Ecrit par Redaction MoDem LGC le 1 avril 2009 Classé dans Actu LGC, Conseil Municipal, Quotient familial | 2 Comments »
La crise, une ‘chance’ de réinventer l’Europe ?
Dimanche 29 mars, le Mouvement Démocrate organisait à Paris la première de ses huit conventions thématiques programmées dans le cadre des élections européennes : ‘l’Europe face à la crise’, ou comment sortir des schémas de pensée convenus pour imaginer une nouvelle Europe, plus forte et plus solidaire. Une Europe capable de proposer au reste du monde un projet de société différent du modèle américain que semblait nous imposer le rouleau compresseur de la mondialisation… avant la crise.
Il n’est pas question ici de retranscrire plus de quatre heures de tables rondes et de débats qui furent extrêmement riches, et qui seront certainement repris ailleurs in extenso grâce à la magie de la vidéo. Seulement de proposer à nos lecteurs quelques-unes des réflexions que nous, six Garennois, avons eu la chance de pouvoir partager, à la Maison de la Chimie, dans une salle comble…
Philippe Dessertine, Directeur du Centre d’Etudes et de Recherches sur les Organisations et la Stratégie (CEROS) à l’université de Paris X et de l’Institut de Haute Finance (IHFI), auteur du livre «Ce n’est pas une crise, c’est juste la fin d’un monde», a développé une analyse très personnelle de la crise. Pour lui, elle est la conséquence du refus des pays riches (et notamment des USA) d’accepter un ‘partage minimal des richesses’ pourtant induit par le processus de mondialisation : «La mondialisation a amené certains pays pauvres à être un peu moins pauvres. Il aurait donc fallu que les pays riches acceptent d’être un peu moins riches, mais ce message n’est pas passé (…). Les Etats-Unis ont développé la dette pour compenser la baisse des revenus, et cette dette a été orientée vers l’accession à la propriété, encouragée par le pouvoir politique (…). L’Europe est un peu moins ‘coupable’ que les Etats-Unis parce qu’elle n’a pas encouragé le surendettement individuel, mais il y a eu une croissance ininterrompue de la dette publique et il faut s’attendre à un autre choc financier de ce côté là ».
Colette Neuville, Fondatrice-présidente de l’Association de la Défense des Actionnaires Minoritaires (ADAM), a dénoncé l’irresponsabilité d’un capitalisme où « ceux qui prennent les décisions ne sont pas ceux qui en supportent les risques ». Ceux qui gèrent le capital ne sont plus les actionnaires, a t’elle expliqué, et les études stratégiques sont confiées à des banques financières dont l’intérêt est de multiplier les opérations…
Colette Neuville a également stigmatisé la « préférence pour le présent » qui conduit, par exemple, à préférer s’endetter plutôt que d’épargner en prévision d’un achat. Enfin, elle a souligné un effet pervers de la chute du mur de Berlin : le triomphe de la microéconomie sur la macroéconomie a, selon elle, conduit à abandonner l’analyse macroéconomique en même temps que la planification.
Robert Rochefort, directeur du CREDOC et tête de liste MoDem dans la région Sud-Ouest, a fustigé l’hypocrisie du discours officiel « qui consiste à dire que la crise est purement financière, et qu’il suffira d’injecter des liquidités pour que tout reparte comme avant ». Les Français, et tout spécialement les classes moyennes qui voient leur pouvoir d’achat stagner, savent qu’il n’en est rien, a t’il ajouté. «Pour l’immense majorité des personnes appartenant à ces classes moyennes, les dépenses hédonistes auxquelles nous convie la société de consommation sont désormais inaccessibles ». Comment convient-il de réagir alors ? « Le problème n’est pas de ‘refonder le capitalisme’ mais de refonder le système économique et social en mettant l’économie au service de l’homme ».
Sylvie Goulard, présidente du Mouvement Européen France et tête de liste MoDem dans l’Ouest, a souligné que la crise « a permis de détruire certaines idéologies et de réhabiliter certaines idées jugées périmées, comme la nécessité d’une régulation de l’économie ».
Très applaudi, Jean-Baptiste de Foucauld, ancien commissaire au Plan et président de l’association « Solidarités face au chômage », n’a pas mâché ses mots : « nous rêvons du modèle suédois avec l’individualisme français et les impôts américains », a t’il asséné avec humour. « Or, nous sommes dans une société qui engendre plus de désir qu’elle ne peut en satisfaire (…). Les trois mots d’ordre de demain seront simultanément sobriété, justice, et créativité. Il va falloir choisir entre l’essentiel et le superflu, car le superflu des uns est un prélèvement sur l’essentiel des autres (…). Nous devons remettre en cause une conception individualiste et matérialiste du bonheur. Et sur le plan politique, la démocratie doit prendre conscience du caractère transcendant de ses propres valeurs (…) ».
Maria Novak, Economiste, présidente de l’Association pour le Droit à l’Initiative Economique, spécialiste du microcrédit, a jugé que la crise résultait aussi de la séparation entre le monde de la finance et celui de l’économie sociale. Elle a souligné l’importance de réhabiliter le crédit (micro-crédit) « qui peut être créateur de richesses, lorsqu’il aide à démarrer celui qui n’a rien en poche mais des idées et de l’énergie ».
Corinne Lepage, vice-présidente du MoDem et tête de liste dans la région nord-ouest, a interpellé la salle sur cette question : « Le monde est en train de changer. Mais allons nous choisir ce changement ou le subir ? ». Nous avons les outils, les technologies, les connaissances suffisantes pour aller vers un autre mode de développement, a t’elle assuré. Tout en poursuivant : « mais certains voudraient bien revenir à un monde antérieur qui leur va bien. Le plan de relance, par exemple, est un ensemble de mesures recyclées pour rétablir le modèle antérieur (…). Il y a des résistances d’ordre politique, qui expliquent que nous sommes entrés dans un système de régression démocratique dont nous devons sortir si nous voulons sortir de la crise ».
Jean-François Kahn, ancien journaliste, ex directeur de ‘Marianne’ et candidat MoDem dans la région Est, a poursuivi dans cette veine contestataire : « Nous sommes placés devant la nécessité d’élaborer un nouveau projet de société. Il faut, d’abord, réfléchir à sa finalité. Pourquoi s’est-on laissé entraîner dans une économie virtuelle immorale, irresponsable, insécuritaire, violente ? (…). Parce qu’on nous avait mis dans la tête que c’était ‘la fin de l’histoire’, le seul modèle possible. C’était le terrorisme intellectuel de la modernité : l’important n’était pas de savoir si c’était démocratique, juste, ou même efficient (…) du moment que c’était moderne. On retrouve le même terrorisme que celui mis en œuvre dans le stalinisme ou dans le fascisme (…) C’était la théorie néo-conservatiste de la fin de l’histoire, et ceux qui ne pensaient pas comme ça, il n’y a pas si longtemps, étaient considérés comme dissidents (…). Or l’histoire de la civilisation, le progrès, ce n’est pas cela. Ceux qui ont fait le progrès sont ceux qui ont voulu penser une société plus juste et plus humaine ».
Clôturant cette Convention, François Bayrou a salué « des réflexions convergentes et cohérentes, pas seulement dans l’expertise mais dans la conviction ».
« Nous vivons une crise, mais le mot crise est un mauvais mot », a t’il dit. « Il ne s’adapte pas à la situation car il laisse entendre que nous sommes dans une parenthèse, que nous serions dans un processus qui s’est arrêté mais qui va reprendre. Or, cela ne va pas reprendre comme avant et tant mieux ! Car le modèle de société dans lequel nous étions enfermés ne convenait pas à ce que nous croyions de l’essentiel de la vie… »
Pour écouter l’intégralité du discours de clôture de François Bayrou le 29 mars :
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Ecrit par Martine B. le 30 mars 2009 Classé dans Actu France, Europe | commentez ! »
Conseil de quartier centre nord (2) : les autres sujets abordés
Outre le stationnement, le conseil de quartier du 25 mars s’est intéressé à beaucoup de facettes de notre vie quotidienne, depuis le développement durable jusqu’à la vitalité des commerces de proximité. Revue de détails.
Monique Mangeard, adjointe de quartier, a lancé cette réunion par un tour d’horizon des différents évènements à venir dans les prochaines semaines, Ferme dans la Ville (le 29 mars), Fête des Voisins (le 26 mai), Fêtes de la Garenne le 20 juin… Sans oublier la semaine du développement durable (du 1er au 7 avril), dont Ghislain de Boutray, adjoint en charge de la question, a développé le programme, évoquant notamment ‘des actions de sensibilisation dans les écoles’ : information sur le tri sélectif et dégustation d’un menu bio en partenariat avec Sodhexo, prestataire des restaurants scolaires.
Du bio à l’école ?
Ce bref exposé devait susciter la première question : «vous parlez de bio à la cantine dans le cadre de la semaine du développement durable, mais avez-vous songé à généraliser l’expérience ? ». «La discussion que nous venons d’avoir avec Sodhexo a été intéressante et nous a donné des idées», a répondu Ghislain de Boutray. «Nous allons bientôt relancer un marché concernant la restauration scolaire. Il n’est pas improbable que nous demandions au prochain prestataire d’introduire une petite partie de bio dans les menus».
Permanences de quartier : désormais mensuelles
Monique Mangeard a ensuite dressé un bilan mitigé des permanences de quartier tenues en mairie. Peu fréquentées (6 personnes en 3 mois), elles sont concurrencées par le dispositif de la mairie mobile, installé sur les marchés du centre et des Vallées, le samedi et le dimanche. Initialement bi-hebdomadaire, le rythme des permanences sera donc désormais mensuel. «Ceci dit, j’invite les personnes qui ont des questions à poser ou des remarques à faire à venir nous trouver en mairie mobile. Les questions sont traitées par les services concernés dans un délai d’une quinzaine de jours », a t-elle précisé.
Une personne est en outre intervenue pour dire qu’à son avis, l’information sur le calendrier des Conseils de Quartier restait ‘confidentielle‘ et mériterait d’être plus largement diffusée.
Travaux angle rue de l’Aigle/rue de Plaisance : lancement d’une deuxième tranche.
Jean-Pierre Hervo, adjoint en charge des grands travaux, a confirmé l’ouverture de l’école Jean-Jerphanion à la rentrée prochaine. L’établissement sera doté de six classes, dont deux en provenance de l’école élémentaire Voltaire et deux de l’école Marsault. Les familles concernées, parents et enfants, devraient pouvoir effectuer une première visite fin juin, au moment de l’achèvement des travaux.
Un second chantier, concernant la construction d’une maison de retraite médicalisée et de logements en accession à la propriété, devrait débuter sur le même site au premier semestre 2010 (pour une durée de 2 ans), après déménagement et démolition des ateliers du Centre Technique Municipal. Les opérateurs viennent d’être désignés par la mairie : il s’agit du groupe ORPEA et des Nouveaux Constructeurs.
Immeuble de bureaux Place de Belgique : un projet ‘‘fragilisé” par la crise
Débordant un peu de son périmètre, le conseil de quartier a également évoqué la question du réaménagement de la Place de Belgique et du Boulevard National, et plus particulièrement la construction de l’immeuble de bureaux conçu par l’architecte Norman Foster. Un projet actuellement remis en cause, l’une des sociétés pressenties pour la construction s’étant désengagée. «Nous sommes en phase de discussions. La Ville a toujours la ferme volonté que l’opération puisse se réaliser», a indiqué Jean-Pierre Hervo.
Clinique Lambert : des riverains excédés par les nuisances
Des riverains de la clinique, signataires de deux pétitions parallèles et résidant avenue Foch ou Boulevard de la République, ont témoigné de leur exaspération vis-à-vis des multiples nuisances qu’ils subissent au quotidien : stationnement ‘sauvage’ des ambulances, bruit de la soufflerie et des livraisons nocturnes, poubelles remplies de déchets hospitaliers entreposées sur la rue, vibrations du générateur… Ils ont également exprimé leur préoccupation quant à la sécurité entourant l’exploitation du local oxygène, et demandé copie du rapport de conformité. L’équipe municipale a réitéré ses promesses de soutenir les riverains dans leurs démarches pour que ces nuisances puissent être constatées et, le cas échéant, sanctionnées. Tout en s’entourant de grandes précautions et en soulignant que la mairie aurait, selon eux, peu de moyens d’agir : « les pouvoirs du maire en ce domaine sont très limités », a assuré Jean-Pierre Hervo.
Du nouveau pour le commerce de proximité
Alors qu’une enquête réalisée par la Maison de l’Emploi vient de confirmer l’attachement des Garennois à leurs commerces (80 % de taux de satisfaction), la mairie, par la voix de Ghislain de Boutray, a annoncé une série de mesures destinées à soutenir le commerce de proximité : nouvelle étude destinée à analyser les performances du tissu commercial local, lancement d’une réflexion destinée à faciliter la transmission d’entreprises. Par ailleurs, les commerçants du Centre ont annoncé leur réorganisation autour d’une nouvelle équipe qui s’emploiera à redynamiser et fédérer tous les commerces, y compris ceux situés de l’autre côté du Boulevard de la République. Une initiative que nous avons saluée, tout en demandant à la mairie de bien vouloir l’accompagner par des initiatives allant dans le même sens : ainsi, très symboliquement, nous proposons que la traditionnelle brocante des Fêtes de La Garenne puisse se prolonger au sud du Boulevard de la République.
‘Tour de garde’ des boulangeries : des Garennois mécontents
Le Conseil de quartier s’est achevé sur une série de questions diverses dont l’une concernait les ‘rotations’ des boulangeries pendant les périodes de congés : «cela fonctionne très mal à La Garenne, les professionnels ne se concertent pas et informent mal leurs clients », a estimé une dame. «Le week-end, on se retrouve avec toutes les boutiques fermées, ou bien une boulangerie ouverte qui n’arrive pas à fournir par ce qu’elle n’était pas au courant des fermetures de ses confrères », a estimé une dame. « On va voir ce que l’on peut faire. En théorie, c’est réglementé, mais la mairie a peu de pouvoirs pour intervenir », a répondu Ghislain de Boutray.
Commerces vacants rue de l’Arrivée : une question en suspens
La dernière question a porté sur les commerces situés en face de la Gare de la Garenne, qui ont baissé le rideau depuis bien longtemps : qu’est-il prévu à leur sujet ? Ces locaux (sans aucun confort, ne serait-ce que sanitaire) ont été dans leur quasi totalité acquis par la mairie, et sont voués à la démolition, a expliqué Jean-Pierre Hervo. Cependant, une transaction n’ayant pu être menée à terme, le projet est pour l’instant bloqué. Et Ghislain de Boutray de conclure :« Je conçois que ce ne soit pas la meilleure image que la Garenne puisse donner à ceux qui sortent de la gare, mais c’est ainsi. Peut-être pourrait-on, au moins, leur donner un coup de peinture pour les rafraîchir… ». .
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Ecrit par Martine B. le 28 mars 2009 Classé dans Actu LGC, Conseils de quartier | commentez ! »
Conseil de quartier centre nord (1) : le stationnement en question
Beaucoup moins formel que le précédent, le deuxième conseil de quartier centre nord a privilégié les échanges entre les élus et le public, venu relativement nombreux : une cinquantaine d’habitants étaient présents. Les questions portant sur le stationnement, et notamment sur le projet de parking souterrain Place de la Liberté, ont occupé une grande partie des débats.
De manière un peu ironique, mais somme toute logique, c’est l’évocation du chantier de la médiathèque qui a lancé le débat sur le stationnement… Le premier permis de construire de la médiathèque, rappelons-le, ne comportait pas de parking souterrain pour ce nouvel équipement, ce qui lui a valu d’être contesté en justice pour non-conformité aux exigences du plan local d’urbanisme.
Embarras autour du chantier de la médiathèque
Jean-Pierre Hervo, adjoint en charge des grands travaux, a tout d’abord affirmé que l’absence de parking sous la médiathèque était « une mesure d’économie et de bon sens », du fait de la proximité future du parking Place de la Liberté
Visiblement mal à l’aise, il a ensuite évoqué ce dossier et livré sa version des péripéties juridiques qui l’entourent : dépôt d’un recours administratif par des riverains pour défaut de parking, décision du tribunal administratif ordonnant la suspension des travaux le 2 février, ‘‘mise en sécurité” du site entre le 2 et le 10 février, vote en Conseil Municipal d’un permis de construire modificatif le 10 février, avec des places de stationnement en surface, notamment dans le garage municipal en face.
A la question d’un habitant qui s’étonnait de ce que les travaux aient pu se poursuivre malgré la décision de justice, Jean-Pierre Hervo a répondu de manière aussi étonnante que contradictoire : «Tout va bien tant que l’affaire n’a pas été jugée». Puis, un peu plus tard : «Il faut attendre la décision sur le fond. Mais je puis vous assurer que rien d’illégal n’a été fait».
Christophe Conway, élu MoDem, est alors intervenu pour préciser qu’en Conseil municipal, il avait attiré l’attention de l’équipe municipale sur les risques juridiques encourus par la Ville dans cette affaire. «Le permis modificatif n’ayant pas encore été examiné par la justice, je ne vois pas comment la commune peut s’affranchir de la décision rendue par le tribunal », a t’il précisé.
Débat autour du parking Place de la Liberté
L’absence de parking initialement prévu pour la médiathèque a naturellement entraîné l’évocation d’un problème plus général, celui du stationnement dans le quartier Centre Nord. «Les jours de marché c’est invivable», a témoigné une résidente, photos à l’appui. «Les voitures et les camions se garent sur le trottoir, on est obligé de marcher sur la rue».
Pourtant, la présentation du futur projet d’un parking souterrain de 400 places sous la Place de la Liberté (pour lequel un appel d’offres a été lancé dans le cadre d’une délégation de service public) a été loin de faire l’unanimité, soulevant au contraire de nombreuses objections et préoccupations : Faut-il vraiment un parking de cette dimension pour répondre à des besoins qui ne sont vraiment criants que deux demi-journées par semaine ? Ce parking ne va t’il pas drainer un afflux de voitures dans les petites rues du centre, avec les inconvénients que cela comporte : dangerosité pour les piétons, embouteillages, pollution ? Ce parking, dont la construction (estimée à 18 M€) sera entièrement supportée par son futur exploitant, sera t-il vraiment rentable ? Et, dans la négative, son coût ne sera t-il pas finalement supporté par le contribuable ? Enfin, la durée des travaux (entre 15 et 30 mois, selon qu’il sera réalisé en une ou deux phases), ne risque t-elle pas de mettre en danger le marché du centre, dont les abords seront peu accessibles ?
Niant le fait que ce parking puisse devenir ‘un aspirateur à voitures’ et augmenter sensiblement le trafic dans le centre ville, Jean-Pierre Hervo a défendu ce projet, assurant qu’il s’agissait de la seule réponse possible à des besoins de stationnement dûment évalués par des études, et que tout serait fait pour préserver l’attractivité du marché .
«Mais n’êtes vous pas vous-même en train de créer des nouveaux besoins de stationnement ? », ont réagi plusieurs habitants, partageant tous le même constat : extension des zones de stationnement payant, diminution du nombre de places disponibles au fur et à mesure du réaménagement des rues. «Le stationnement résidentiel devient un gros problème, ne serait-ce que par son coût », a ajouté un participant. «Tout le monde n’a pas les moyens de se payer un parking en sous-sol d’immeuble. Comptez-vous mettre en place un système d’abonnement forfaitaire mensuel ? ».
La question est à l’étude, a répondu Jean-Pierre Hervo, mais le dispositif ne devrait pas être mis en place avant l’achèvement de la construction du parking.
«Mais tout de même, n’y avait t-il pas d’autre emplacement possible que la Place de la Liberté. Avez-vous fait des études sur d’autres possibilités ? », a insisté un habitant.
Embarrassé, Jean-Pierre Hervo a expliqué que cette solution était celle qui avait été choisie ‘en son âme et conscience’ par l’équipe municipale, mais que d’autres options avaient été soulevées par ‘l’équipe de M. Conway’.
Christophe Conway est alors intervenu pour exposer les réticences du MoDem vis-à-vis d’un projet qu’il juge mal localisé et peu pertinent, puisque les problèmes de stationnement les plus aigus se trouvent en réalité dans le quartier centre sud et aux Vallées. Présentant plusieurs alternatives possibles (celle d’un parking Rond-Point du Souvenir-Français ou encore celle sous le square de la mairie), qui desserviraient à la fois le marché et la Rue Voltaire dans sa totalité sans drainer de trafic supplémentaire en centre ville, il a emporté l’adhésion de nombre de participants. «Il ne faudrait pas que la mairie s’enferme dans un mauvais projet. J’espère qu’il est encore temps d’avoir un vrai débat autour de cette question de parking, pour que les habitants puissent s’exprimer », s’est confiée une dame en prenant congé.
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Ecrit par Martine B. le 27 mars 2009 Classé dans Actu LGC, Conseils de quartier, Démocratie locale, Mediatheque, Parking et stationnement | 5 Comments »
Conseil de quartier des Vallées : laborieux
Le deuxième conseil de quartier des Vallées aurait pu être l’occasion d’un véritable échange entre les habitants et les élus. Il n’en a rien été.
Etait-ce l’effet ‘vendredi soir’ ? En ce 20 mars, seule une petite trentaine d’habitants s’était déplacée au Foyer des Arts et Loisirs. Une réunion en petit comité, donc, qui rendait d’autant plus inadapté le mode d’animation prévu par la mairie, plus proche de l’exposé que de la discussion.
Bernard Chaillet, adjoint de quartier, a donné le ton en débutant par une présentation idyllique des Vallées, ‘‘quartier très privilégié où l’on peut vivre avec les structures installées sur place”, commerces, marché, crèche, établissements scolaires, transports, sans compter les activités de loisirs et les espaces verts… si l’on déborde un peu à la lisière ouest. ‘‘Je voudrais vous dire, c’est important, qu’il faut s’efforcer de faire ses achats et ses transactions dans ce quartier”, a t’il ajouté de manière assez surprenante. On connaissait le protectionnisme d’Etat, voici le protectionnisme de quartier, inventé par un élu Garennois !
Cette introduction digne d’une plaquette d’agent immobilier aura d’ailleurs été mise à mal un peu plus tard dans la soirée, par la question d’une personne âgée demandant (non sans ironie) ‘‘si elle devait maintenant prendre le taxi tous les matins pour aller chercher son journal” : les deux marchands de journaux du quartier ont en effet fermé boutique l’un après l’autre. Deux projets de reprise seraient aujourd’hui à l’étude, semble t’il, mais cette question aura eu le mérite d’illustrer très concrètement ce qu’un autre participant devait exprimer de manière plus générale : ‘‘Nous habitons un quartier qui se meurt peu à peu, que comptez-vous faire contre ça ?”.
Serait-ce un signe ? La seule vraie nouvelle de la soirée sera venue de l’association des commerçants, qui par l’intermédiaire de son président Jean-François Leroy, a annoncé une initiative montée avec le soutien de certains habitants et destinée, précisément, à redonner vie au quartier : le soir du 20 juin, à l’occasion des fêtes de la ville regroupées cette année avec la Fête de la Musique, les habitants seront invités à participer à un pique-nique géant organisé avenue Froment. Ce moment de convivialité, financé conjointement par les commerçants et la municipalité, sera baptisé Festif’Val et agrémenté par la présence d’un orchestre. ‘‘C’est une bonne chose. Jusqu’ici, pour les fêtes de la Garenne, on était un peu oubliés”, a commenté une résidente.
Reprenant la parole, Bernard Chaillet a poursuivi avec plusieurs annonces : fin des travaux rue du Moulin-Bailly en mai prochain, transfert de deux classes de l’école Marsault à l’école Jean-Jerphanion à la rentrée 2009.
C’est ensuite un autre membre du bureau de quartier, le colonel André Hocquet, qui a pris le micro pour parler de l’arrivée de la fibre optique, suscitant de nombreuses questions dont la plupart sont restées sans réponse : ‘‘Aura t’on vraiment le choix de l’opérateur ? Si dans une rue, les riverains choisissent des opérateurs différents, les coûts de raccordement ne risquent-ils pas d’être considérables pour chaque particulier ?”, s’est inquiété un habitant. Mais le ton de la soirée se voulait résolument optimiste : nous avons la chance d’être dans un département test qui expérimente une avancée technologique majeure, ayons confiance et attendons de voir comment cela va se passer, lui a t’il été répondu en substance.
Conformément au règlement des conseils de quartier, la soirée s’est achevée par une série de questions réponses… bien loin d’être convaincante.
L’absence de corbeilles à papiers avenue Froment, bien peu pratique ? ‘‘Ca va se mettre en route mais ça va prendre du temps”, a estimé Bernard Chaillet.
L’absence de services de cars pour emmener les enfants à leurs activités du mercredi, lorsque ces activités sont très éloignées comme c’est notamment le cas au stade Marcel Payen ? : ‘‘C’est compliqué, on va voir, observer ce qui se passe”.
L’absence de passage piéton face au square Cambon, ou bien encore entre la Place de l’Europe et le collège des Vallées, incitant dans les deux cas des enfants à traverser dans des endroits dangereux ? « Des études sont en cours ». Il semblerait en effet que les réaménagements de la rue Cambon et de l’avenue du Général de Gaulle soient envisagés, le premier par la mairie, le second par le Conseil général. Devant l’intérêt manifesté par les habitants pour le second projet, Bernard Chaillet a d’ailleurs proposé aux participants de consulter les plans communiqués par le département.
Plusieurs questions ont également porté sur le projet d’installation de trois antennes relais sur un immeuble de la Sablière. Devant l’embarras manifeste des élus, une représentante des locataires de la Sablière, également membre du bureau de quartier, a pris la parole pour assurer que ce projet, rejeté par une majorité de résidents, serait abandonné.
Enfin, Bernard Chaillet a souhaité répondre à plusieurs questions posées au cours du premier conseil de quartier, dont une portant sur l’absence de quotient familial pour la restauration scolaire. ‘‘Sa mise en place entraînerait une hausse de 80 % des tarifs pratiqués”, a t’il affirmé en lisant une réponse rédigée par écrit. ‘‘Par ailleurs, il existe des aides données par la mairie, c’est le rôle du CCAS”.
Réponse surprenante, quand on sait que la question de la mise en place du quotient familial devait -depuis le conseil municipal du 23 septembre 2008- être étudiée par la commission des affaires scolaires. Se pourrait-il que la majorité municipale campe sur une position intenable, celle de faire supporter aux familles tout le poids de cette mesure d’équité sociale, sans prendre sa part dans ce dispositif de solidarité qu’elle est la seule à ne pas pratiquer dans le département ?
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Ecrit par Martine B. le 24 mars 2009 Classé dans Actu LGC, Conseils de quartier, Démocratie locale, Quotient familial | 2 Comments »
Un débat budgétaire entravé
Le vote du budget annuel est un moment essentiel de la démocratie locale. C’est là que se mesurent les grandes orientations et les actions concrètes, au-delà des mots et des promesses.
Pour cela, il faut passer par un exercice fastidieux mais indispensable : le passage en revue du budget dans ses détails. Cet exercice est mené en commission des finances, lieu propice aux questions / réponses précises, sans effet de tribune et dans un bon esprit collaboratif.
L’an dernier, j’avais donc demandé à être invité à la commission des finances consacrée à l’examen détaillé du budget primitif, bien que n’étant pas membre de cette commission. Philippe Juvin m’avait donné satisfaction.
Mais cette année, la largesse d’esprit n’était plus de mise. Dès l’ouverture du conseil municipal consacré au débat d’orientation budgétaire, le 4 mars dernier, le maire s’était empressé d’annoncer que je ne pourrais plus être invité à la commission des finances.
Le motif ? « Nous avons vérifié que nous ne pouvions pas vous inviter, puisque nous courions un risque juridique ». Diable, l’affaire serait donc grave ?
Non, rassurez-vous, il ne s’agit que d’une mesure de rétorsion : « Comme je sais qu’il y a une sorte d’appétence, actuellement, des uns et des autres à faire valoir les risques juridiques, je ne voudrais pas faire prendre à la Ville un risque inconsidéré »
L’allusion était limpide, puisque je venais d’avoir l’outrecuidance d’appeler un chat, un chat, en dénonçant vigoureusement la manière dont la Ville se comporte vis-à-vis du chantier de la médiathèque, qui devrait être suspendu conformément à la décision du Tribunal Administratif de Versailles.
Ne pouvant assumer ouvertement une telle mesure, Philippe Juvin a fait semblant d’être de bonne volonté, en proposant en lieu et place de la dite Commission, un Conseil municipal supplémentaire le 17 mars.
Las, le 17 le masque est tombé : le jour venu ; pas de budget détaillé ( juste un 2ème document d’ordre général ) … et un Conseil municipal initialement prévu le 24 repoussé au 31 mars !
Et, devant les protestations des élus n’appartenant pas à la majorité municipale, Ph. Juvin de feindre l’impuissance, en proposant finalement une commission des finances…sans moi !!
Belle performance de prestidigitateur.
Mais tout cela aboutit à une délivrance plus tardive et plus restreinte des informations budgétaires, au prix d’une sur-mobilisation des services et des conseillers municipaux.
Avons-nous finalement besoin de cela pour le développement harmonieux de notre ville ? Il est dommage de gâcher ce débat budgétaire par des considérations autocratiques.
Néanmoins, je persiste dans ce que je disais au début de mon mandat : «Le MoDem restera constructif, malgré vous, Monsieur le maire !».
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Ecrit par Christophe C. le 23 mars 2009 Classé dans Conseil Municipal, Démocratie locale, Mediatheque | 6 Comments »
Conseil municipal du 4 mars (suite) : à propos de la médiathèque…
Le dernier Conseil municipal a également été l’occasion de revenir sur la médiathèque et le litige qui oppose la famille Dubois, riveraine du chantier, à la municipalité.
Au nom du MoDem Garennois, Christophe Conway a dénoncé la manière de procéder de la ville dans cette affaire : pressions, abus de pouvoir et accusations calomnieuses à l’encontre de personnes en situation vulnérable, mais aussi non respect d’une décision de justice ordonnant la suspension des travaux.
«A moins d’être dans une République bananière, le dépôt d’un permis de construire modificatif de permet pas à la ville d’être juge et partie, et de s’affranchir d’un aval du Tribunal Administratif pour reprendre les travaux», a t-il souligné. «En l’occurrence, la décision du Tribunal de suspendre les travaux n’est-elle pas toujours applicable, dans l’attente du jugement sur le fond ? »
Philippe Juvin a répondu à ces critiques en affirmant qu’à aucun moment la ville ne s’était comportée de manière incorrecte vis-à-vis de la famille Dubois, soulignant au contraire les ‘efforts’ entrepris par ses services pour parvenir à une solution satisfaisante dans ce dossier. Il a précisé, au passage, ‘‘n’avoir jamais procédé à une seule expropriation depuis qu’il est élu”. Enfin, il a déclaré trouver infamant que l’on puisse mettre en cause le respect qu’il porte aux lois de la République. D’après lui, le chantier de la médiathèque se poursuit en toute légalité, conformément à ‘‘une jurisprudence récente du Conseil d’Etat qui autorise la poursuite des travaux lorsqu’un permis de construire modificatif a été déposé”.
Christophe Conway a demandé au Maire de bien vouloir lui communiquer la jurisprudence en question. Espérons que ce document nous sera adressé plus rapidement que l’ensemble de la correspondance entre la Ville et la famille Dubois, dont nous attendons la transmission depuis maintenant plus de trois semaines.
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Ecrit par Redaction MoDem LGC le 8 mars 2009 Classé dans Actu LGC, Conseil Municipal, Mediatheque | 3 Comments »
” La Garenne est dans le flou ! ”
Hier soir, lors du Conseil municipal consacré au débat d’orientation budgétaire, Christophe Conway a fustigé le manque de concertation et l’absence de vision politique globale qui caractérisent la gestion municipale.
Ce débat a donné l’occasion aux différentes composantes politiques de la ville de s’exprimer sur ce que doivent être les priorités de la ville, dans une période particulièrement difficile marquée par la crise.
La majorité municipale a présenté un document succinct (1), s’appuyant sur quelques éléments comptables censés être flatteurs ( faible mobilisation du potentiel fiscal, taux d’imposition “parmi les plus faibles du département”), et ne mentionnant comme projets d’avenir qu’une “liste de courses” en matière d’urbanisme : la liste des chantiers en cours et à venir, approximativement chiffrés, sans que les choix effectués soient justifiés par des besoins identifiés ni même situés dans un calendrier prévisionnel. Pas un mot sur les autres domaines d’action de la ville, à commencer par l’action sociale, alors que La Garenne Infos de janvier dernier annonçait “2009, année de la solidarité !”. Rien non plus sur la petite enfance, l’éducation, l’accès à la culture et aux loisirs, ou encore le soutien aux entreprises ou aux commerces.
Soulignant le manque d’épaisseur et de consistance du document municipal, Christophe Conway a demandé au Maire de cesser ‘‘d’avancer dans le brouillard”. ‘‘Nous ne pouvons faire comme si la crise, à La Garenne, n’avait pas suscité de nouvelles attentes, de nouveaux besoins. Le vote du budget 2009 doit donner à notre ville l’opportunité d’adapter à la fois son mode fonctionnement et ses actions au contexte économique difficile que nous connaissons tous”.
Au nom du MoDem, il a demandé à la municipalité de diversifier ses modes d’intervention pour répondre aux besoins générés par la crise, proposant différentes pistes de réflexion :
* la diminution du taux de la taxe d’habitation, de la taxe foncière et de la taxe professionnelle qui pourraient être ramenées à leur niveau de 2007, de manière à soutenir le pouvoir d’achat des Garennois,
* l’étalement des investissements prévus dans le cadre de la mise en place effective d’un plan pluriannuel d’investissement, seul moyen de débattre collectivement de l’urgence et de la pertinence des projets envisagés,
* la reconsidération de certains projets dans une approche intercommunale,
* la mise en place de dispositifs d’aide destinés aux Garennois en situation difficile :
° quotient familial pour la restauration scolaire et le centre de loisirs (la commission des Affaires Scolaires, qui s’était vue chargée de préparer l’introduction du quotient familial en conseil municipal du 23 septembre dernier, ne s’est pas encore saisie du dossier),
° dégrèvements fiscaux spécifiques pour les personnes aux revenus modestes, les familles nombreuses et les personnes en situation de handicap,
* le choix d’investissements contribuant à une relance respectueuse du développement durable : développement des circulations douces sur l’ensemble du territoire communal, éclairages peu consommateurs d’énergie etc.
(1) Document élaboré par le Maire consultable ici
DOB 2 2009 Majorité municipale
Lire l’intervention complète de Christophe Conway
Vous pouvez également lire ou relire notre intervention de l’année dernière, toujours d’actualité !
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Ecrit par Redaction MoDem LGC le 6 mars 2009 Classé dans Actu LGC, Conseil Municipal, Démocratie locale, Quotient familial, Vu sur le Web | 2 Comments »
Médiathèque : lettre ouverte aux Conseillers municipaux
Lors du dernier conseil municipal, le 10 février dernier, la famille Dubois, à l’origine d’un recours en annulation contre le permis de construire de la médiathèque, avait été gravement mise en cause par Philippe Juvin qui l’avait accusée de ‘pratiquer le chantage’ vis à vis de la mairie.
Cette famille a tenu à rétablir la vérité et à expliquer sa démarche dans une lettre adressée à l’ensemble des conseillers municipaux le 26 février dernier.
Lettre que nous publions ci-dessous, avec son autorisation.
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Ecrit par Redaction MoDem LGC le 3 mars 2009 Classé dans Actu LGC, Conseil Municipal, Démocratie locale, Mediatheque, Vu sur le Web | 7 Comments »
Crèches privées : les réserves du MoDem Garennois
Le conseil municipal du 10 février a entériné la réservation par la municipalité de 15 places dans la crèche privée qui vient de s’ouvrir à l’initiative du groupe PSA au 20 rue de la Glacière. Le partenariat avec cette crèche d’entreprise, gérée par la société Tout Petit Monde, permet ainsi d’augmenter les capacités d’accueil de nos modes de garde. Cela étant, Christophe Conway, notre conseiller municipal, a tenu à mettre en garde la mairie contre une tendance qui consisterait à déléguer systématiquement l’accueil de la petite enfance au secteur privé.
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Ecrit par Redaction MoDem LGC le 14 février 2009 Classé dans Actu LGC, Conseil Municipal | commentez ! »
Médiathèque : des dysfonctionnements inquiétants
Un conseil municipal un peu particulier s’est tenu hier soir en mairie. Convoqué de manière impromptue le 4 février dernier, il devait notamment statuer sur la question de l’arrêt des travaux de la médiathèque suite à une ordonnance du tribunal administratif de Versailles.
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Ecrit par Redaction MoDem LGC le 11 février 2009 Classé dans Actu LGC, Conseil Municipal, Démocratie locale, Mediatheque | 5 Comments »
Dénomination du collège ‘Kleber Haedens’ : l’affaire portée en justice
Plusieurs recours ont été déposés auprès du Tribunal Administratif de Versailles, pour obtenir l’annulation de la délibération du Conseil Général des Hauts-de-Seine donnant au nouveau collège de La Garenne-Colombes le nom contesté de Kleber Haedens.
Des habitants du quartier des Champs-Philippe (où le collège est en cours de construction), des enseignants et des parents d’élèves ont entrepris la même démarche avec un objectif commun : dénoncer le choix du nom du second collège de la ville.
Le choix de ce nom a en effet été effectué à la hâte, sans aucune concertation. Cette précipitation injustifiée a conduit le Conseil Général à prendre sa décision sans attendre la constitution et l’avis du conseil d’administration de l’établissement, où siègeront des représentants de parents, des enseignants, des élèves et du personnel non enseignant. Cette démarche est pourtant rendue obligatoire par le code de l’éducation.
Les requérants soulignent également que le choix du nom de Kleber Haedens va à l’encontre du principe de neutralité exigé pour la dénomination des édifices publics. Le parcours de Kleber Haedens, écrivain, journaliste, essayiste, fut en effet celui d’un homme engagé au service de l’idéologie nationaliste, qui mit sa plume au service de la propagande vichyste et collabora à de nombreuses revues fascisantes et antisémites. Kleber Haedens, notamment au travers d’Une Histoire de La Littérature Française (ouvrage de commande destiné à diffuser l’idéologie pétainiste) demeure une référence politique et philosophique pour les milieux royalistes et d’extrême droite.
A travers cette action en justice, les requérants veulent faire valoir la nécessité de la concertation et d’une approche républicaine, où les témoignages officiels de reconnaissance sont réservés aux personnalités qui se sont illustrées par leur exemplarité ou leur talent exceptionnel.
Parallèlement, la pétition en ligne à l’adresse http://www.non-a-haedens.fr/petition.htm continue de recueillir de nombreuses signatures : le seuil des 1000 signataires vient d’être franchi. Cette forte mobilisation citoyenne accompagne les démarches engagées sur le plan judiciaire et ne faiblira pas, car nous ne pouvons accepter que le nom d’un des collèges de notre ville soit porteur de valeurs aussi éloignées de celles qui cimentent notre société.
Le Front Républicain
Collectif citoyen ‘Non à Kleber Haedens’, soutenu par les conseillers municipaux d’opposition de La Garenne-Colombes.
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Ecrit par Redaction MoDem LGC le 3 février 2009 Classé dans Actu 92/IDF, Actu LGC, Communiqués de presse, Kleber Haedens | 1 Comment »
29 janvier 2009 : Le MoDem soutient les grévistes
Dans une interview publiée hier sur le parisien.fr, Marielle de Sarnez, vice-présidente du MoDem, annonce : «Je manifesterai, comme citoyenne ». Elle revient aussi sur les raisons qui ont poussé François Bayrou à l’Assemblée Nationale la motion de censure déposée par le PS.
On sait Marielle de Sarnez peu encline à la langue de bois. Cet entretien, réalisé à la veille d’une grève générale symbolique à bien des égards (le Président de la République lui-même ne nous avait-il pas annoncé la fin de l’espèce ?), ne fait pas exception.
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Ecrit par Redaction MoDem LGC le 28 janvier 2009 Classé dans Actu France | 2 Comments »
Parking souterrain Place de la liberté : un projet incohérent… et un débat éludé.
A la lecture du dernier Bulletin Municipal, un Garennois qui était dans le public lors du Conseil municipal où la question du parking était à l’ordre du jour, a tenu à faire partager son ressenti à la suite des débats. Instructif !
Une connaissance proche du MoDem Garennois m’avait proposé de venir au Conseil municipal (NDLR : le 4 novembre) car il était question du projet de parking souterrain sous
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Ecrit par Redaction MoDem LGC le 23 janvier 2009 Classé dans Actu LGC, Conseil Municipal, Démocratie locale, Parking et stationnement | 6 Comments »
Mobilisation pour Baptiste et Vincent
Baptiste et Vincent, deux lycéens levalloisiens de 17 ans, comparaissent demain devant le Tribunal de Nanterre pour “rébellion” après avoir tenté d’interpeller leur maire, Patrick Balkany, lors du conseil municipal du 17 novembre dernier. Ils encourent des peines pouvant aller jusqu’à la prison.
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Ecrit par Redaction MoDem LGC le 21 janvier 2009 Classé dans Actions des Militants, Actu 92/IDF, Conseil Municipal | 4 Comments »
Handicap : les ratés d’une loi
La loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, présentée par l’UMP comme une avancée majeure, a instauré le droit à la ”compensation intégrale” du handicap. Cette compensation doit en principe couvrir tous les besoins des personnes concernées, quelque soient le type et le degré de handicap, par la mise en oeuvre d’aides adaptées (aides techniques, humaines, aménagement du logement ou du véhicule…).
Malheureusement, la réalité quotidienne des personnes handicapées et de leurs familles est bien éloignée de la générosité théorique de la loi. Beaucoup de frais demeurent à leur charge. Pire que cela, l’application de la loi de 2005 se traduit parfois par une diminution des prestations couvertes par notre système de solidarité, comme l’explique un communiqué (voir ci-dessous) publié le 12 janvier par le Mouvement Démocrate des Hauts-de-Seine.
Philippe Juvin, Vice-Président du Conseil Général chargé de la cohésion sociale, de la solidarité et du handicap, est-il bien conscient de ce paradoxe? Nous ne pouvons que remarquer son silence sur ce sujet dérangeant, alors même qu’il vient de multiplier les déclarations fracassantes sur les dysfonctionnements à l’hôpital.
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Ecrit par Redaction MoDem LGC le 18 janvier 2009 Classé dans Actu 92/IDF, Actu France, Actu LGC, Communiqués de presse | commentez ! »
Justice : une dérive autocratique, par Corinne Lepage
Un excellent article qui resitue bien la dernière initiative de Nicolas Sarkozy dans un contexte inquiétant.
http://www.mouvementdemocrate.fr/actualites/lepage-tribune-le-monde-juge-instruction-14012009.html
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Ecrit par Redaction MoDem LGC le 16 janvier 2009 Classé dans Actu 92/IDF, Actu France | commentez ! »
A voté !
La section garennoise du Mouvement Démocrate vient d’élire les cinq membres de son bureau pour les trois années à venir.
Notre priorité : continuer à construire dans notre ville une approche politique nouvelle, qui puisse dépasser les clivages partisans en privilégiant l’écoute, la concertation, et… le bon sens.
Christophe Conway, conseiller municipal, en devient le Président.
A ses côtés, Sébastien Beauval, vice-président, prend en charge la vie de la section : gestion des évènements et des campagnes, coordination des commissions de réflexion thématiques.
Martine Bonnin devient vice-présidente chargée de la communication.
Laurence Peyrot est chargée de l’accueil des nouveaux adhérents.
Olivier Bonnin devient secrétaire général de la section.
Prochaine étape : constitution du “bureau élargi”. Nous y reviendrons en début d’année prochaine…
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Ecrit par Redaction MoDem LGC le 15 décembre 2008 Classé dans Le MODEM à LGC, Vu sur le Web | 2 Comments »


